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Chanson douce – Leïla Slimani

Posted in Romans

Une chanson douce que ne chanterait pas ma maman

Sur un sujet glaçant – l’infanticide – Leïla Slimani livre un thriller brillant qui nous capte dès les premières lignes et nous tient en haleine jusqu’à la dernière phrase. Si l’issue nous est révélée dès le départ, nous n’en sommes pas moins pris dans la spirale de l’intrigue, guettant à chaque page les indices annonciateurs de l’horreur à venir. Les chapitres courts et le style simple (mais pas simpliste) contribuent à la sensation d’accélération effrénée que l’on ressent au fil de la lecture et à la difficulté que l’on éprouve à poser le livre… insurmontable en ce qui me concerne, j’ai dévoré Chanson douce en deux heures.

Une réussite et un excellent moment de littérature dont on ne sort cependant pas indemne, la toute dernière phrase résonnant notamment longtemps dans nos têtes après que l’on ait refermé le livre.


Anecdote

Il ne vous aura pas échappé, grâce à la photo d’illustration, que cette lecture, contrairement aux précédentes, a été entièrement effectuée sur une liseuse électronique. Pour info, il s’agit de la dernière Kobo Aura One (que j’ai reçu pour mon anniversaire – il n’est pas trop tard pour m’envoyer vos présents). Même si le livre reste mon media privilégié, j’avoue prendre beaucoup de plaisir à lire sur ce périphérique : l’écran est très grand, la résolution excellente et la nouvelle fonctionnalité d’éclairage dynamique destinée à réduire le phénomème de fatigue visuelle est très efficace. Avantage ultime, l’utilisation d’une liseuse me permet de poursuivre mon activité en toute discrétion lorsque ma moitié passe de mes bras à ceux de Morphée.


La quatrième de couverture

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

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