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La route – Cormac McCarthy

Posted in Romans

Un récit entièrement écrit en noir et blanc

Attention, voici un roman à ne pas mettre entre toutes les mains ; du moins pas à n’importe quel moment. Pour peu que l’on traverse une phase de déprime, l’histoire aura tôt fait de nous entrainer encore plus loin dans la mélancolie !

L’histoire est si sombre et l’univers si noir qu’il me semblait visualiser chaque scène, chaque personnage, chaque élément du décor en noir et blanc pendant ma lecture. La retranscription d’un monde post-apocalyptique (hiver nucléaire, catastrophe écologique, épidémie mondiale, etc ; l’auteur laisse planer le doute) dans lequel de rares survivants, et notamment un homme et son fils, évoluent comme des animaux en proie à la peur permanente de l’Autre est glaçante. Sciemment, McCarthy ne fournit aucune indication géographique précise ni ne donne de noms à ses personnages, accentuant ainsi le sentiment de déshumanisation et évitant au petit lecteur français de ressentir la distance habituelle induite par les histoires aux accents américains : nous pourrions tous être les deux héros.

Le roman se dévore, l’angoisse montant crescendo tandis que l’on ne peut s’empêcher de rapprocher ce récit des projections pessimistes quant à l’avenir de notre espèce que l’on découvre régulièrement dans les médias. Bien entendu, la noirceur de ce récit serait tout bonnement insupportable sans une touche de couleur… et l’amour du père pour son enfant, dont on comprend bien qu’il constitue le seul moteur qui lui permette de tenir et de ne pas renoncer, apporte justement ce qu’il faut d’espoir pour que l’on trouve nous-mêmes le courage de tourner chaque nouvelle page sans baisser les bras.


Anecdote

Un film tiré du roman est sorti en Décembre 2009, j’avoue être curieux de voir comment l’atmosphère si particulière du récit a pu être restituée à l’écran…


La quatrième de couverture

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ?

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