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Mémoire de mes putains tristes – Gabriel García Márquez

Posted in Romans

A la découverte d’un monument de la littérature

En entamant ma lecture, je ne connaissais de Gabriel García Márquez que la réputation de monument mondial de la littérature. Dans mon esprit, je m’étais fait l’image d’un auteur qui serait le pendant sud-américain de Jim Harrison, c’est-à-dire un écrivain sans fioritures, à la plume virile mais empreinte de poésie voire de mélancolie… eh bien c’est exactement ce que j’ai trouvé dans cette oeuvre !

Véritable éloge de l’amour, Mémoire de mes putains tristes narre l’histoire d’un homme découvrant dans les dernières années de sa vie qu’il est justement passé à côté de cette dernière en n’ayant pas saisi l’importance de ce sentiment dans l’accomplissement de son existence. Cherchant au départ à réaliser un fantasme de « vieux dégoutant », il va, au contact de deux femmes aux tempéraments et âges opposés, s’apercevoir que la tendresse vaut toutes les aventures sexuelles du monde.

A noter que ce roman est un remake (je ne savais même pas que ce concept existait en littérature) du roman Les Belles Endormies de Yasunari Kawabata ; je me promets de lire l’original rapidement.


Anecdote

Lors de la lecture du premier ouvrage chroniqué sur ce site, Le monde est mon langage d’Alain Mabanckou, je m’étais promis de combler mes lacunes concernant les grands auteurs évoqués par l’écrivain franco-congolais dans son tour du monde. J’aurais pu me lancer avec Cent ans de solitude, probablement le roman le plus célèbre de Gabriel García Márquez, mais je trouve plus agréable (et prudent…) de découvrir un auteur en évitant de s’attaquer de prime abord à l’oeuvre qui lui est irrémédiablement attachée, parfois au point d’être plus célèbre que lui.


La quatrième de couverture

« L’année de mes quatre-vingt-dix ans, j’ai voulu m’offrir une folle nuit d’amour avec une adolescente vierge. je me suis souvenu de Rosa Cabarcas, la patronne d’une maison close qui avait l’habitude de prévenir ses bons clients lorsqu’elle avait une nouveauté disponible. Je n’avais jamais succombé à une telle invitation ni à aucune de ses nombreuses tentations obscènes, mais elle ne croyait pas à la pureté de mes principes. La morale aussi est une affaire de temps, disait-elle avec un sourire malicieux, tu verras. » G. G. M.

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